Tagged: INTERNATIONAL

FREE KOSTAS SAKKAS – PETITION

The signatories of this petition denounce the unprecedented decision of the Appeals Council to extend the pre-trial detention of anarchist Kostas Sakkas for more than 30 months, in violation of every constitutional provision and legal edict. The Constitution (Article 6 § 4) lays down a maximum detention of 18 months, prohibits successively imposing custody and does not authorize lawmakers to legislate differently. Nevertheless article 288 of the Penal Code allows the imposition of new detention for related acts, up to a maximum of 12 months. In the case of Kostas Sakkas, all these limits have been violated: he has been held in prison without trial since 4/12/2010 (31 months), constantly facing new detentions and extensions.

Kostas Sakkas is currently incarcerated in a Greek Guantanamo: although his name did not even exist in the second case file which extended his pre-trial detention and even though any legitimate reason has since expired all relevant statutory deadlines have passed, the judiciary, the state machine and the government continue to extend brutally and vindictively his already years-long incarceration. The entire power system, political and judicial, are using his case to effect a de facto abolition of the pre-trial detention limitations, one of the greatest achievements of our legal culture which serves the presumption of innocence. All this within the context of the CCF* trials, where there are constant attempts to trample on constitutional and procedural rights and enforce predatory penalties as a means of political revenge.

Kostas Sakkas began a hunger strike on 06.04.2013, the day he completed 30 months of pre-trial detention, and his life now in danger. Even if released immediately, some damage to his health will be irreversible, according to the opinions of doctors overseeing his care, since this is the second time he has campaigned using this protest method of last resort.

We demand the immediate release of political prisoner Kostas Sakkas.

We condemn the decision of the Board of Appeals as being in line with the government’s doctrine of ‘zero tolerance’ and as a direct message meant to terrorize all who struggle.

Whatever our political or ideological position, we recognize that in the face of Kostas Sakkas the freedoms and democratic rights of all of us are being tested, in a coordinated recital of state authoritarianism whose victims tomorrow may be each and everyone of us.

Athens July 4, 2013

[*CCF = “Conspiracy of Cells of Fire” is a radical anarchist organization engaged in «small-scale attacks»]

Please sign the petition on avaaz.org

Advertisements

TEXTE À SIGNER – RÉSOLUTION DEMANDANT LA MISE EN LIBERTÉ IMMÉDIATE DE COSTAS SAKKAS

Plus de 9000 signatures en cinq jours. Continuons ! 

Le KEDDE (mouvement pour les libertés et les droits démocratiques de notre ère) lance une initiative pour la libération immédiate du détenu politique Costas Sakkas. Vous pouvez diffuser ce texte ou le signer en remplissant le formulaire qui suit.

– –

Nous tous qui signons ce texte dénonçons l’arrêt inédit du Conseil de la magistrature ordonnant la prolongation de la détention provisoire de l’anarchiste Costas Sakkas au-delà des 30 mois, en violation de toute prescription constitutionnelle et de toute dispositions juridique. En son article 6, paragraphe 4, la Constitution prévoit le délai de 18 mois comme délai maximum de détention provisoire, interdit que des détentions provisoires successives soient imposées et n’accorde pas au législateur commun de légiférer autrement. Néanmoins, l’article 299 du Code de procédure pénale autorise qu’une nouvelle détention provisoire soit imposée, au motif d’actes similaires, dont la durée maximale  est de 12 mois. Dans le cas de Costas Sakkas, tous les délais sont violés : il est en prison sans procès depuis le 4 décembre 2010 (31 mois) constamment confronté à des détentions provisoires et des prolongations.

En ce moment, Costas Sakkas est détenu dans un Guantanamo grec : bien que son nom ne soit même pas cité dans le second dossier au titre duquel sa détention provisoire a été prolongée, bien qu’il n’existe plus aucun motif légitime et bien que tous les délais prévus par le droit ont été violés, le pouvoir judiciaire, l’appareil étatique et le gouvernement prolongent brutalement et dans un but de vengeance son incarcération déjà plus que longue. En sa personne, tout le système du pouvoir, politique et judiciaire, entreprend d’abolir en pratique le délai maximum de la détention provisoire, une des conquêtes les plus importantes de notre culture juridique qui est au service de la présomption d’innocence. Le tout, dans le cadre des procès liés aux affaires concernant le « Complot des Noyaux du Feu » où l’on entreprend constamment de violer des droits constitutionnels et procéduraux et d’imposer des peines épuisantes en tant que moyen de vengeance politique.

Costas Sakkas a entamé une grève de la faim le 4 juin 2013, jour où il complétait 30 mois de détention provisoire. Sa vie est dorénavant en danger. Selon l’avis des médecins qui le suivent, même s’il est mis en liberté, sa santé aura été irrémédiablement affectée, étant donné que c’est la seconde fois qu’il adopte ce moyen de lutte.

Nous exigeons que le prisonnier politique Costas Sakkas soit immédiatement remis en liberté.

Nous dénonçons l’arrêt du Conseil de la magistrature comme étant aligné sur la doctrine de la tolérance zéro du gouvernement et comme étant un message direct visant à terroriser tout individu engagé.

Quelle que soit notre thèse politique ou idéologique, nous reconnaissons qu’en la personne de Costas Sakkas, ce sont les libertés et les droits démocratiques de nous tous qui sont mis à l’épreuve, dans un récital coordonné d’autoritarisme étatique dont nous pouvons, toutes et toutes, être les victimes futures.

Athènes, le 4 juillet 2013

Au lieu de commentaire veuillez indiquer vos nom et prénom et votre qualité. Merci.

 

 Aggeliki Koumanoudi (enseignante)
 Alain Coureault
 Alex Alex Alex
 Alexandra Kambouri – works in a bank
 Alice Boitard, Chef monteuse
 Angelopoulos Panos, traducteur
 annabelle rodriguez, formatrice
 Anne-Hélène Delavigne, ethnologue
 Arvanitis, Rigas, sociologue
 Athina Maropoulou
 AUPETITGENDRE Jean-François, retraité, Le Grau du Roi, France.
 Bara Athanasia historienne et économiste
 barret violette retraitée de l’éducation nationale
 Beba Marantz, publicitaire
 Beber Urier
 BENICHOU Caroline
 Boissel Pascal, Poitiers
 Borrits Benoît, Association Autogestion
 Boura Vasiliki, étudiante
 bruno guy mr
 BUARD Monique
 cavalaris catherine
 CHRISTIAENS Annette, retraitée
 CHRISTIAENS Jean Paul retraité
 Christine Cooreman – traductrice
 Christine Cooreman – traductrice
 Christodoulou Silia psychologue
 Christos Gemeliaris, doctorant.
 Constance Pelardy militante PG
 Constantin ZACHAROPOULOS
 Costas Bouyioukos
 cristina gay, traductrice
 crovisier tanguy illustrateur fonctionnaire
 Daubresse Juan – Etudiant
 DEBREGEAS Jean-Pierre retraité
 DELEMOTTE Edith, retraitée, Le Grau du Roi, France.
 Deshayes Martha professeur
 Diacoyannis Maroussa, professeur de FLE/ traductrice
 Dimitris Seremetis, Professeur Associe es Sciences Economiques, Universit de l’Egee
 dionisis rigas
 Dominique Héritier psychologue
 DOURSOUT Jacques – particulier à la retraite
 DUCRUIX BRICE
 Eirini.
 Eleni Lorandou -High School Teacher
 Eliès hervé
 Elodie TUAILLON HIBON Avocate
 Elsa CANARD, Chercheur en écologie
 Elsa Papageorgiou, Κοινωνιολόγος, υπ. διδ. Φιλοσοφίας, εκπαιδευτικός
 Emmanouilidis Chloé. Une jeune grecque inquiète
 Emmanuel Batzakas, unemployment
 Evgeni Mihaylovich Nikitin
 Florian Martiny, Student
 fonvieille yanick
 françoise majorel – Parti de Gauche – co secrétaire du Conflent 66
 Gabriel Manolatos( Γαβριήλ Μανωλάτος)
 Gasse Didier professeur agrégé
 George Loverdos, Journalist
 Georges Granger
 GOETZ, Olivier, maître de conférences à l’Université de Lorraine
 Grigoriadou Lena, enseignante
 guy bruno libertaire
 HEROLD Sylvie
 IOANNIS STEFANOU, avocat
 iro_soycd
 Jean Vignes
 Kafkias Iannis, Journaliste, traducteur
 KAPIRI Marina, Architecte
 Karabelias Evanguelos
 Karl
 Katerina Livydikou, Documentaliste
 kostas mts libre
 Kostas Tsolakos
 Lambert Xavier, professeur des universités
 Laurence Share
 Lazzaro Antonio
 Le Mest Isabelle, enseignante retraitée, France
 Le Thuaut Rachel, enseignante (France)
 Leïla BON-PAPARELLAS
 Lina Gabria
 Madame Annie-Claire LIRONCOURT MASSON
 mainpin matthieu
 Makris, Pantelis Hemaritus Prof. de Aristotle Universit;e de Thessaloniki.
 Manolis Kozadinos, psychiatros
 Manos freefom
 Mans Olivier Syndicaliste
 Mantanika Regina
 Maria Djanaki Journalist
 Maria Efstathiadi, ecrivain et traductrice
 Maria Stylianou, professeur
 Maria Technopoulou
 Maria Tsouni,docteur
 Marie-Laure Coulmin Koutsaftis, traductrice
 Markou, Efi, sociologue
 MARO DAYIANTI architecte
 Maro Hatzinik
 Masia Pierre Marie Professeur SC ECO retraité
 Mausoléo Pascal – retraité – militant PG
 michail brouzos, avocat
 Mikaela Gabria
 Miltos Papadatos
 Mitralias Roxanne
 Montel Danielle
 Mouzakitis Yannis, researcher
 Natalie Béraud
 Nestor Nestoridis
 Niki Konstantinidou, lawyer
 Nίκος Βολοσυράκης Μαθηματικός
 papadopoulos panayiotis(Kάϊν)
 Papadopoulou Danai, juriste
 Pardo Théophile Retraité (France)
 Pelardy Constance
 Pelardy constance militante PG
 PHILIPPE Michel peintre en batiment
 Philippe Paillet
 polykreti irini
 Prochazka Marion Salariée (France)
 Pura Duart
 Requilé Elise, enseignante, Paris
 Rey, Séverine, anthropologue
 Sakellarios KLIMIS, médecin
 Sarantis
 Saurin Patrick syndicaliste à SUD BPCE
 Scarpalezos Dimitrios, maitrede conférence retraité de paris 7
 schinhofen marc, veilleur de nuit en hôtellerie
 sejournee maryse retraitee education nationale
 Sidonie Mazoyer
 Simard Jean Louis , Agia Paraskevi ,comité français du monde d’Athènes.
 SOFIA KOKKIOY
 SPANOU ANGELIKI
 Stavroula Kar
 Tatopoulos Sylvia retraitee
 Théoleyre Alain enseignant
 Theoleyre Bérénice, enseignante
 TIGHA Karim citoyen
 trannoy alexandra animatrice
 TSAGOURIS Mélanie (responsable PCF55)
 Ursula Papadopoulou
 Valenza Frédéric, ingénieur
 VENTRE Gilbert
 Veronica Giuseppe, insegnante, Italia
 WAGNER Stéphane
 xavier delannoy
 Yannis Livadas poète
 Yiorgos Vassalos, chercheur en doctorat
 zeta tsermou
 Zotou Panagiota, unemployed
 Αναστασία Τέση Κανακάρη,Κοινωνιολόγος
 Βαμβακάς Βασίλειος
 Βασίλης Εμμανουηλίδης
 Βροντάκη Βασιλική
 Γεροντα Κωσταντία, υποψ.διδακτορας στο Paris Ouest Nanterre La Defense
 Γεωργιτσοπούλου Μαρία, δικηγόρος
 Γιάννης Μαυριτσάκης-συγγραφέας
 ΔΗΜΗΤΡΟΠΟΥΛΟΥ ΚΑΤΕΡΙΝΑ
 Δουβίτσας Μανώλης φοιτητής
 Ελένη Μπέλλου – Δημοσιογράφος
 Ελευθερία Φιτσιώρη. Ηθοποιός, εκπαιδευτικός.
 Ευδοκία Μανόχη, άνεργη/θεατρολόγος
 Θάλεια Μιχαλοπούλου, φοιτήτρια
 Ιουστίνη Βλαχάκη Ψυχολόγος
 Κορδαλής Νίκος Ιδιωτικός υπάλληλος
 Κωνσταντόπουλος Γιάννης, γεωπόνος
 Λεωνίδας Καλογεράς
 Λίλα Ταμπάκη – Ιδ.Υπάλληλος
 Μαριλένα Λουκέρη Δημ. Υπάλληλος
 Μιράντα Βλυσίδου, νομικός
 Μπεης Σπυρος
 Ντία Κουδούνη – ιδ. υπάλληλος
 Παναγιώτης Μπάκας Ιδιωτικός υπάλληλος
 Πούλου Ελένη – Κοινωνιολόγος
 Σοφία Λεβεντίδη, υποψήφια διδάκτορας Συγκριτικής λογοτεχνίας (Paris IV)
 Τάσος Κωστόπουλος δημοσιογράφος – εφημεριδα των συντακτών
 Τάσος Ντόσκας
 Τσαλαφουτα Αλεξανδρα, PhD Βιολογια
 ΧΡΗΣΤΟΣ ΣΠΗΛΙΩΤΟΠΟΥΛΟΣ
 Χριστίνα Σαπουνά, χημικός

Political refugees in Greece: victims of an anti-democratic alliance

In the recent weeks, Turkish and Kurdish political refugees in Greece are faced with constant prosecutions (arrests, searches at their homes, detentions when they protest in front of the Turkish Embassy). Turkey is activating several extradiction signals, even for refugees who have been in Greece for over a decade, and whose asylum requests are still pending due to the substantially inefficient system of asylum granting.

In Patra, the Judicial Council of Second Instance in unanimity with the Proecutor has recently judged that Z. Korbuz and B. Komert should not be extradited to Turkey and in addition, it has ordered the cessation of the first refugee’s detention and the removal of the second refugee’s restrictive conditions.

As it came out during the hearing procedure, the indictment was poorly founded and exposed to multiple contradictions, the prosecutions were launched because of the political and syndicalistic activity of the accused, who had been arrested and tortured in Turkey in the past (G. Korbuz in particular was also targeted because of his ethnic and religious beliefs, and his family background, as his sister is a symbolic figure of the struggle that drove an international campaign against tortures, while all the other members of his family have been arrested and abused). It also became very clear that if extradited to Turkey there is an imminent risk of them being tortured in order to confess their deeds.

It is however particularly strange that the day after the taking of this decision – and even before the beginning of the typical procedure for its official publication-, the Prosecutor of Second Instance of Patras filed an appeal against this decision (in absolute contradiction with the fact that the Prosecutor of the hearing had pointed out that the charges were heavily unfounded), and in addition he requested for the continuation of the detention of the one refugee, despite the Judicial Council’s contrary decision on the matter.

Taking into consideration that these facts occurred on a moment when there are persistent rumors referring to a secret agreement being concluded between the two Prime Ministers, Samaras and Erdogan, concerning matters of extradition of political refugees to Turkey, it becomes clear that the Greek government is prompt to violate the Geneva Convention, in the same way it violated the Greek Constitution and dismantled the workers’ rights in Greece.

Ιt is evident that the Greek government does not care about the fact that nowadays in Turkey a savage campaign of violation of human rights is being conducted with the arrest, on the basis of the antiterrorist legislation, of thousands of citizens of Kurdish origin (10.000 people are currently faced with charges) and also of hundreds of Turkish syndicalists of the private (DISK) and public (KESK) sector, as well as of lawyers who have been struggling for the defense of democratic rights and people’s freedoms.

It is also important to note that if someone is arrested under the Turkish antiterrorism law, he is subject to a long detention with indefinite time limit and with no access to his case file until the beginning of the trial (which could possibly be situated two years later). It might also mean that he is subject to the jurisdiction and judgment of special courts, for the operation of which Turkey has been several times condemned by the European Court of Human Rights in Strasbourg, since these courts make use -inter alia- as means of proof confessions extorted with recourse to tortures.

Today, Turkey is being constantly “under attack” by all international organizations dealing with human rights, but apparently these facts are of minor importance to the Greek government, which probably regards with admiration the suppressive practices of the neighboring country.

It is though our elementary duty to abolish in practice these agreements, to not allow the extradition of any Turkish nor Kurdish political refugee, and to make sure that they are at last officially granted political asylum.

 

Athens, 30 March 2013